Ancien hameau fortement transformé par l’industrie, la batellerie et l’exploitation minière, le quartier se réinvente entre la rénovation des cités minières et l’intervention sur les espaces publics pour sécuriser et améliorer le cadre de vie des habitants.

Né du chemin de fer, de l’industrie, de l’exploitation minière et de la batellerie, le quartier de Dorignies s’est très vite développé en moins d’un siècle à partir de 1850. Le quartier reste profondément marqué culturellement ou architecturalement par ce passé, nombre de nom de quartiers ou de cités gardent la mémoire des activités industrielles (Verrerie) ou minières (Vieux Corons, Corons verts…).

Coupé de la ville par plusieurs infrastructures (comme le canal de dérivation de la Scarpe et la voie ferrée), le quartier comprenant de nombreuses cités minières, des résidences de bailleurs sociaux et un habitat privé dégradé a été fléché pour bénéficier d’un projet de rénovation urbaine ambitieux en lien avec Pont de la Deûle, quartier de la Ville de Flers-en-Escrebieux limitrophe.

En réalité, le quartier de Dorignies fait l’objet de plusieurs démarches de projet qui se réaliseront dans les années à venir et pilotées par plusieurs acteurs : la Ville, Douaisis Agglo, Maisons et Cités ainsi que Norévie, accompagnés notamment par l’État et la Région Hauts-de-France. L’objectif partagé par tous est de continuer à améliorer les logements et la vie dans le quartier de Dorignies en ciblant la rénovation des logements et les aménagements à réaliser sur les espaces publics.

La diversité des acteurs et des démarches, avec notamment les cités de la Mouchonnière et des Corons Verts identifiées dans le cadre de l’Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier et un projet de rénovation urbaine (NPNRU) sur les quartiers de Dorignies et Pont de la Deûle, ont nécessité de définir un projet global cohérent et d’articuler les opérations en fonctions des spécificités de chaque dispositif.

La philosophie de l’action sur ces quartier est la même : d’une part améliorer la vie des habitants en changeant leur cadre de vie et en améliorant les équipements publics, et d’autre part, travailler avec les bailleurs pour rénover les logements, en démolir certains qui seraient trop vétustes et en proposer de nouveaux pour contribuer au changement d’image du quartier.

La définition d’un projet global

Pour les quartiers de Dorignies et de Pont de la Deûle (à Flers-en-Escrebieux), Douaisis Agglo travaille avec la Ville de Douai sur un important projet de rénovation urbaine (NPNRU) d’intérêt régional. L’ensemble des deux quartiers ont fait l’objet d’un diagnostic (2019) et d’une étude urbaine globale (2020) par une équipe composée par JDL, FORS, Palabreo, Urbanis, les Rondeaux et Objectif Ville. Quatre enjeux stratégiques ont été identifiés :

  1. Contribuer à la résorption des trafics par des actions urbaines spécifiques
  2. Requalifier l’habitat privé et social dégradé
  3. Structurer le territoire en renforçant la vocation de chacun des deux pôles
  4. Développer une mixité fonctionnelle et sociale (ESS et diversification de l’habitat)

Corons verts / Mouchonnière

La rénovation des Cités minières de Dorignies, Corons verts et Mouchonnière par le bailleur Maisons & Cités s’accompagne d’une rénovation des espaces publics et de la Salle des Corons verts.

Accompagnée par l’Europe (FEDER) et le Fonds Etat-Région ERBM, ces aménagements permettront de revoir des aménagements dans la cité de la Mouchonnière, proposer une cour oasis et des abords plus agréables autour de l’école Eugène Lenglet, de réaménager la Place des Corons verts pour mieux organiser le stationnement.

La Salle des Corons verts fait aussi peau neuve avec une nouvelle organisation intérieure, permettant d’avoir plus d’espaces pour les activités, une meilleure qualité acoustique et thermique !

 

Pôle alimentaire

Exemplaire sur le plan écologique et ergonomique, le pôle alimentaire, en construction rue du Pont de le Deûle, sera un outil au service du « bien manger », de l’éducation au goût et de la transition écologique.

Tout savoir sur le projet :

Connaissez-vous sur le bout des doigts tout ce qui se trouve dans votre assiette ? De la petite graine à la première bouchée en passant par les cuisines ? Avec le pôle alimentaire, les Douaisiens deviendront de vrais experts en la matière !

Situé sur un ancien site industriel, les travaux de ce nouveau pôle alimentaire débuteront à l’aube de l’année 2026, pour se conclure au cours de l’été 2027. Parfaitement intégré dans le paysage urbain, le bâtiment principal accueillera un vaste espace de travail pour les cuisiniers, une légumerie et un espace polyvalent pour des ateliers, accompagné en extérieur d’un véritable petit écosystème (avec mare, verger, zone de friche, etc.) !

À quoi sert un pôle alimentaire ?

Alors que le lien entre producteurs et consommateurs se distend, ce pôle alimentaire a pour vocation d’accueillir des scolaires et des habitants de tous âges. Fer de lance du programme alimentaire communal, le pôle alimentaire a pour mission de sensibiliser à la richesse de la nature et du monde agricole, en proposant de nombreuses animations, ateliers et visites autour du « bien manger ».

De l’observation d’une fleur qui se transforme en fruit, à l’écoute du bourdonnement des précieux pollinisateurs, en passant par la découverte du parfum des plantes aromatiques et la fabrication de délicieux repas, le parcours pédagogique du pôle alimentaire permettra aux plus jeunes de mobiliser leurs 5 sens.

Un projet pédagogique, mais pas que…

Le pôle alimentaire répondra également parfaitement aux exigences en termes de développement durable. Économe en consommation d’énergie avec une partie de la production d’électricité par panneaux photovoltaïques, le pôle alimentaire permettra de produire une cuisine sobre en énergie et la plus vertueuse possible, notamment grâce à une production de froid dernière génération rejetant zéro gaz à effet de serre.

Le pôle alimentaire en chiffres

  • Terrain de 7700 m2
  • Bâtiment de 1700 m2 dont 800 m2 destinés à la production des repas
  • Jardin pédagogique de 2500 m2
  • 2500 repas produits par jour pour les 27 sites de restauration des écoles
  • L’ensemble des 31 écoles publiques de la ville bénéficieront du parcours pédagogique
  • 550 m2 de panneaux photovoltaïques en toiture